A l'occasion du renvoi de Jacques Chirac devant la justice, Edwy Plenel publie dans Mediapart un "carnet libre" consacré à l'affaire Méry. Il y revient sur le rôle du journaliste en démocratie, et rend hommage à Arnaud Hamelin, auteur de la fameuse interview de Méry.
Les 22 et 23 septembre 2000, le Monde publiait le témoignage posthume de Jean-Claude Méry, qui avait été l'une des chevilles ouvrières du financement occulte du RPR dans les années 80 et 90. Ce témoignage était la retranscription de l'interview réalisée par Arnaud Hamelin, quelques années plus tôt, alors que Méry, mis en cause par la justice et lâché par les siens, avait souhaité confier à un journaliste indépendant tout ce qu'il n'avait pas voulu révéler aux juges...
Une affaire "abracadabrantesque", selon le mot du président Chirac, dont l'essentiel est résumé dans cet extrait du film "Histoires de scoops", produit par Sunset Presse et diffusé par Planète en 2008 :
Depuis le 27 octobre dernier, les révélations de nouveaux témoins se multiplient autour de la mort du ministre Robert Boulin en 1979. A tel point que la justice pourrait reconsidérer le non lieu qui avait clos l’enquête à l’époque… Un réveil pour le moins tardif : en 1990, déjà, Arnaud Hamelin recueillait pour Sunset Presse le témoignage d’Hermann Stromberg, qui remettait en cause la thèse du suicide.
Il y a 30 ans, jour pour jour, le corps de Robert Boulin, ministre du travail en exercice, et pressenti pour remplacer Raymond Barre à Matignon, était retrouvé au bord d’un étang de la forêt de Rambouillet. Conclusion de l’enquête : suicide. Une thèse accréditée par une lettre tapée à la machine, retrouvée dans la corbeille à papier du bureau du ministre. Cettelettre, qui s’ouvre sur : « j’ai décidé de mettre fin à mes jours », développe ensuite sur quatre pages la ligne de défense du ministre dans l’affaire de la « garrigue de Ramatuelle ».
Depuis plusieurs semaines, en effet, le ministre était la cible d’attaques très virulentes dans la presse, déclenchées après qu’un corbeau ait fait parvenir à plusieurs journaux des lettres accusant Robert Boulin d’avoir illégalement acquis un terrain dans le Var, pour y construire une résidence secondaire.
Pour la justice, Robert Boulin aurait craqué sous la pression médiatique, et se serait suicidé. Fin de l’histoire.
Sauf que : au fil des ans, les témoignages se sont accumulés, dénonçant les manquements de l’enquête, les omissions des médecins légistes, la disparition de scellés… Et, surtout, l’incohérence des faits.
Parmi ceux-ci, celui d’Hermann Stromberg, qui livrera son témoignage à l’Humanité en novembre 1988 ; Stromberg, une relation de Robert Boulin, qui affirme avoir eu rendez-vous avec Robert Boulin le 29 octobre 1979, devant la mairie à St Léger en Yvelines. Un rendez-vous auquel il se serait rendu, accompagné de Charles Bignon, un ancien député. Ils auraient accompagné Robert Boulin près d’un étang, en forêt de Rambouillet, où d’autres protagonistes les auraient retrouvés, dont Henri Tournet, le promoteur du fameux terrain de Ramatuelle, un certain Ernst Siegrist, décrit par Stromberg comme un mafieux lié à l’Opus Dei, et plusieurs policiers. Stromberg et Bignon auraient ensuite vu Robert Boulin s’enfoncer dans la forêt en compagnie de cet étrange aréopage, et n’en serait pas ressorti…
En 1990, Hermann Stromberg renouvelle son témoignage, cette fois ci devant la caméra d’Arnaud Hamelin, qui réalise pour Sunset Presse un documentaire sur Robert Boulin, diffusé par la 5. Extrait.
Stromberg dit-il la vérité ? Ment-il ? Ou brode-t-il autour d’une demi-vérité ? Sa version des faits semble accréditer la thèse de l’assassinat de Robert Boulin.
Mais qui aurait pu, et pourquoi, prendre le risque d’assassiner un ministre en exercice ? Trois anciens ministres, Alexandre Sanguinetti, Michel Jobert et Olivier Guichard, ont à plusieurs reprises confié leur conviction que Robert Boulin aurait été tué parce qu’il en savait trop sur le financement occulte du RPR, notamment par Saddam Hussein et Omar Bongo. Son assassinat aurait été organisé par le S.A.C., que dirigeait Charles Pasqua…
Une chose est sûre, cependant : le témoignage de Hermann Stromberg n’a jamais été sérieusement examiné par les autorités judiciaires, même après sa diffusion sur la 5.
Après Daniel Balavoine et Jean Seberg, diffusés en septembre, France 5 poursuit la rediffusion de la série "les derniers jours d'une icône" en octobre, avec deux nouveaux épisodes :
Les Derniers Jours d'Indira Gandhi
France 5, Dimanche 4 octobre, 22H25 Un film de Thomas Johnson
Durée : 52'
Le 30 octobre 1984, Indira Gandhi, qui dirige la fédération indienne depuis 15 ans, est en pleine campagne électorale. Dans le discours qu'elle prononce ce jour là devant ses partisans, sur les lieux mêmes où elle avait échappé à un attentat 20 ans plus tôt, elle évoque pour la première fois les menaces qui pèsent sur sa vie. Le lendemain, elle est assassinée par ses propres gardes du corps...
Les Derniers Jours de Che Guevara
France 5, Dimanche 11 octobre, 22H25
Un film de Ted Anspach Durée : 52'
Le 10 octobre 1967, l'armée bolivienne présente à la presse un macabre trophée : la dépouille mortelle d'Ernesto Che Guevara, incarnation de la révolution cubaine, tué deux jours plus tôt en pleine jungle. Sur les photos, le corps décharné du Che évoque un christ en croix : ses exécuteurs viennent d'offrir l'immortalité au prophète de la révolution marxiste...
Huit ans après les attentats du 11 septembre 2001, France 3 rediffuse un film de Thomas Johnson et Christophe Weber, produit par SUNSET Presse :
"Vol 93 : les nouveaux héros de l'Amérique." France 3, lundi 7 septembre 2009, 22H00
Le 11 septembre 2001, le vol 93 New York - San Francisco de United Airlines est détourné par 4 pirates de l'air. Destination probable : Washington, peut-être la Maison Blanche. Mais l'avion n'atteindra jamais sa cible ; les passagers se révoltent, et tentent de reprendre le contrôle de l'appareil... Une révolte que leurs proches suivent, minute après minute, grâce à leurs téléphones portables. L'avion s'écrasera dans un champ, en Pennsylvanie, à 600 km de sa cible.
France 3 diffuse depuis le 1er août la troisième saison de la série "Affaires classées", co-produite par SUNSET Presse et Galaxie-Presse.
Ci dessous, la bande annonce (7'10") de la saison précédente :
Prochain épisode de la série : "le disparu de Saint-Jean d'Angely", diffusé le samedi 29 août à 22H15.
Janvier 2004, Saint d'Angely, en Charente-Maritime : Eric Boutolleau disparait mystérieusement alors qu'il retire de l'argent à un distributeur automatique de billets ; Corinne, sa femme, qui ne l'a quitté des yeux que quelques secondes, n'a rien vu, rien entendu. Fugue, enlèvement, suicide, assassinat ? Toutes les pistes seront explorées par les gendarmes, qui mettront près de deux ans à résoudre l'affaire...
En 2005, SUNSET Presse lançait la collection "les derniers jours d'une icône", diffusée trois années durant par France Télévision ; 20 films de 52 minutes, chacun retraçant le parcours d'une personnalité dont l'image ou le nom ont profondément marqué notre inconscient collectif : James Dean, Che Guevara, Youri Gagarine, Edith Piaf, Yasser Arafat, Jim Morrison... Vingt figures archétypales jusque dans leur fin, souvent tragique ; mais peut-être est-ce la condition nécessaire pour accéder au statut d'icône ?
Début septembre, France 5 rediffuse deux épisodes de la série :
Les Derniers Jours de Daniel Balavoine
France 5, Vendredi 4 septembre, 10H10 / Dimanche 6 septembre, 22H25 Un film de Pierre Fauque et Anne Amado Durée : 52'
Le 15 janvier 1986, au matin, la nouvelle tombe : le chanteur Daniel Balavoine est mort dans un accident d'hélicoptère près de Tombouctou, au Mali, sur le trajet du rallye Paris-Dakar. Un rallye auquel le chanteur ne participait pas, mais qu'il accompagnait au nom d'une association humanitaire. Il allait avoir 34 ans.
Le 8 septembre 1979, l'actrice américaine Jean Seberg (partenaire de Belmondo dans "A bout de souffle") est retrouvée morte dans une voiture garée dans le XVIème arrondissement de Paris. L'autopsie conclut à un suicide aux barbituriques ; mais deux jours plus tard, Romain Gary, son second mari, déclare être convaincu que le FBI est à l'origine de la mort de Jean Seberg, qui depuis des années militait aux côtés des Black Panthers...