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mardi 2 mars 2010

Inédit : sur les nouvelles routes du diamant

France 5 diffuse ce soir un documentaire minutes inédit produit par Sunset Presse en 2009 :

Diamants, les nouveaux mondes
France 5, Mardi 2 mars, 20H35


Un film de François Rabaté
Durée : 97'

Anvers, capitale mondiale du diamant ; à côté des traditionnels négociants juifs prospèrent désormais des diamantaires russes, chinois, et, surtout indiens...

François Rabaté a mené une enquête planétaire au coeur d'un marché très secret, à la rencontre des maîtres du diamant : représentants de la De Beers à Londres, négociants indiens à Bombay, tailleurs russes à Smolensk, ingénieurs miniers au Botswana... La mythique pierre blanche sous toutes ses facettes, en 52'.

mardi 16 février 2010

Cobayes de guerre : la France aussi ?

Dans son édition du 16 février 2010, le Parisien - Aujourd'hui en France révélait que la France aurait délibérément exposé des appelés du contingent aux radiations provoquées par le tir d'essai atmosphérique d'une bombe A (pour lire l'article, cliquez ici), le 25 avril 1961, à Reggane, dans le Sahara algérien.

Ce tir d'essai, baptisé Gerboise Verte, est décrit par le menu dans un rapport estampillé « confidentiel défense », et intitulé « la genèse de l'organisation et les expérimentations au Sahara » (pour lire le rapport, cliquez ici) ; un rapport qui aurait été rédigé par des militaires français en 1998, juste après l'abandon définitif des tirs d'essais nucléaires.

Selon ce document, trois cent soldats, appartenant à des régiments basés en Allemagne, auraient reçu l'ordre d'effectuer de s'approcher à moins de 300 mètres du point d'impact de la bombe, juste après le tir. Objectif déclaré de la manœuvre : simuler une phase de combat afin d'étudier « la réoccupation d'une position touchée par une explosion nucléaire ». Objectif moins avouable : « étudier les effets physiologiques et psychologiques produit sur l'homme par l'arme atomique »...

Le rapport publié par le Parisien ne serait apparemment que le tome 1 d'une série de rapports, dont le contenu reste à ce jour inconnu. Interrogé à ce sujet par le Parisien, Hervé Morin, ministre de la défense, a lapidairement répondu : « n’ayant pas personnellement connaissance du tome I, il m’est impossible de connaître le tome II. » Une méconnaissance qui ne l'a pourtant pas empêché d'affirmer que « les doses reçues [par les soldats, NDLR] étaient très faibles... » (pour lire l'interview, cliquez ici)

Naïveté feinte de la part du ministre ? On peut, sans trop prendre de risques, être enclin à le penser : le scoop du Parisien, en effet, avait déjà été publié par le Nouvel Observateur en 1998 (accessible ici)... Mieux encore : le ministère de la défense lui-même avait publié cette information en janvier 2007, dans un dossier de presse sur « les essais nucléaires et leur suivi au Sahara » (lisible ici). Ce dossier de presse évoquait d'ailleurs un autre tir, Gerboise Rouge, en date du 27 décembre 1960, après lequel auraient été menés des exercices de « reconnaissances d'itinéraires en milieu contaminé avec des hélicoptères guidant des blindés, des mouvements de fantassins munis de tous leurs équipements de protection ainsi que des essais de décontamination de matériel en campagne ».

L'Union Soviétique, les Etats-Unis, le Royaume Uni : toutes les puissances pionnières de l'arme nucléaire se sont ainsi livrées à ce type d'expérience, sacrifiant des soldats, et parfois des civils. En 1991, Sunset Presse avait produit pour la 5 un film bouleversant, retraçant le calvaire silencieux des victimes des retombées d'essais nucléaires américains :

Les Damnés de l'Atome

Un film de Jean-Pierre Van Geirt et Nicolas Forest

En 1951, six ans après Hiroshima, les Etats-Unis se lancent dans une campagne de tirs d'essais atmosphériques, dans le désert du Nevada. En sept ans, les militaires américains font exploser plus d'une centaine de bombes atomiques sur la zone. Les retombées radioactives de plusieurs de ces essais se répandent sur les régions habitées de l’Utah, notamment sur une petite ville de 5.000 habitants : Saint George.

A l’époque, le Département américain de l'énergie fait tout pour rassurer la population locale, l’encourageant même à assister aux explosions... Seule recommandation : protéger ses yeux avec des lunettes noires. Des films de propagande montrent même des soldats américains à l’exercice, marchant sans crainte vers le champignon mortel. Tout le monde vit à l’heure atomique, avec un seul mot d'ordre :“c’est sans danger !”.

Quarante ans plus tard, les habitants de Saint George vivaient encore les séquelles de ces expériences atomiques. Des cancers plus nombreux qu’ailleurs, des leucémies, des enfants atteints de trisomie 21... Avec fatalisme et résignation, la petite ville de l’Utah continuait à enterrer ses morts.

En 1992, Sunset Presse produisait, pour M6 cette fois (Zone Interdite), un autre film, consacré à d'autres victimes de la raison d'Etat :

Cobayes de Guerre
Un film de Jean-Pierre Van Geirt

Prêts à tout pour servir leur pays, des milliers de volontaires américains, ont accepté, durant la Seconde guerre mondiale, de participer à diverses expériences dans l’intérêt de la Nation. Ce qu'ignoraient ces quelques 60.000 volontaires, c'est qu'ils allaient servir de cobayes, en prévision d’une éventuelle guerre chimique, et que les tests de résistance aux gaz moutarde imaginés par le gouvernement les meurtriraient dans leurs chairs jusqu'à la fin de leurs jours. Il aura fallu 50 ans pour rompre le silence que l’armée avait imposé concernant ces expériences inhumaines...

En écoutant les témoignages terrifiants rassemblés dans ces deux films, on imagine sans peine l'enfer qu'ont vécu dans leur chair les centaines de soldats du contingent, exposés aux retombées radioactivesà Reggane, et condamnés au silence au nom de la raison d'Etat.

mardi 26 janvier 2010

Somalie, la saison des pirates : entretien avec Olivier Joulie, réalisateur

 l'occasion de la diffusion, ce soir sur France 5, de son film "Somalie, la saison des pirates", Olivier Joulie raconte comment s'est déroulé le tournage de ce film.






jeudi 21 janvier 2010

Somalie, la saison des pirates

Sunset Presse démarre fort l'année 2010 avec la diffusion sur France 5 d'un documentaire exceptionnel:

Somalie, la saison des pirates
France 5, Mardi 26 janvier, 20H35


Un film de Olivier Joulie
Durée : 52'

Pendant plusieurs mois, des îles Seychelles aux côtes somaliennes, Olivier Joulie est allé à la rencontre de patrons de pêche, de militaires et même de pirates… Son enquête, très fouillée, trahit le désarroi qui règne dans une région où se multiplient les prises d'otages.

lundi 18 janvier 2010

"Le secret des 7 soeurs" : une autre histoire du pétrole, films et blog...


Les 7 soeurs, ce sont les sept compagnies pétrolières dont les dirigeants se sont partagés le monde, au cours d'une chasse au coq de bruyère, en 1928. Une partie de chasse dont les conséquences secouent encore la planète...

C'est cette "véritable et inavouable histoire du pétrole" que raconte le réalisateur Frédéric Tonolli dans un documentaire de 210 minutes en quatre parties, produit par Sunset Presse, pour France 5, depuis l'été 2009. Un projet très ambitieux, mêlant archives, reconstitutions, entretiens chocs et "road movie pétrolier dans un monde de brut".



Frédéric Tonolli, quelque part dans le Caucase...

Deux ans de production, au cours de laquelle Frédéric Tonolli aura parcouru 18 pays, du Vénézuela à l'Azerbaïdjan, en passant par le Nigéria, le Royaume Uni, la Chine, l'Irak ou les USA... Une aventure en soi, et une histoire dans l'histoire.

Cette histoire, Frédéric Tonolli a choisi de la raconter sur un blog, en parallèle de la production du film ; semaine après semaine, à compter d'aujourd'hui, il met en ligne le récit de ses tournages, agrémenté de photos, de transcription d'interviews, de dessins...

En ligne à compter de ce jour, le blog "le secret des 7 soeurs" est donc à la fois un carnet de voyage et le making of d'une aventure documentaire hors du commun. A suivre...

(Pour accéder au blog "le secret des 7 soeurs", cliquez ici)

lundi 2 novembre 2009

A voir sur Mediapart : la cassette Méry, toujours d'actualité...

A l'occasion du renvoi de Jacques Chirac devant la justice, Edwy Plenel publie dans Mediapart un "carnet libre" consacré à l'affaire Méry. Il y revient sur le rôle du journaliste en démocratie, et rend hommage à Arnaud Hamelin, auteur de la fameuse interview de Méry.

Les 22 et 23 septembre 2000, le Monde publiait le témoignage posthume de Jean-Claude Méry, qui avait été l'une des chevilles ouvrières du financement occulte du RPR dans les années 80 et 90. Ce témoignage était la retranscription de l'interview réalisée par Arnaud Hamelin, quelques années plus tôt, alors que Méry, mis en cause par la justice et lâché par les siens, avait souhaité confier à un journaliste indépendant tout ce qu'il n'avait pas voulu révéler aux juges...

Une affaire "abracadabrantesque", selon le mot du président Chirac, dont l'essentiel est résumé dans cet extrait du film "Histoires de scoops", produit par Sunset Presse et diffusé par Planète en 2008 :





vendredi 30 octobre 2009

Affaire Boulin : le témoignage d’Hermann Stromberg

Depuis le 27 octobre dernier, les révélations de nouveaux témoins se multiplient autour de la mort du ministre Robert Boulin en 1979. A tel point que la justice pourrait reconsidérer le non lieu qui avait clos l’enquête à l’époque… Un réveil pour le moins tardif : en 1990, déjà, Arnaud Hamelin recueillait pour Sunset Presse le témoignage d’Hermann Stromberg, qui remettait en cause la thèse du suicide.

Il y a 30 ans, jour pour jour, le corps de Robert Boulin, ministre du travail en exercice, et pressenti pour remplacer Raymond Barre à Matignon, était retrouvé au bord d’un étang de la forêt de Rambouillet. Conclusion de l’enquête : suicide. Une thèse accréditée par une lettre tapée à la machine, retrouvée dans la corbeille à papier du bureau du ministre. Cette lettre, qui s’ouvre sur : « j’ai décidé de mettre fin à mes jours », développe ensuite sur quatre pages la ligne de défense du ministre dans l’affaire de la « garrigue de Ramatuelle ».

Depuis plusieurs semaines, en effet, le ministre était la cible d’attaques très virulentes dans la presse, déclenchées après qu’un corbeau ait fait parvenir à plusieurs journaux des lettres accusant Robert Boulin d’avoir illégalement acquis un terrain dans le Var, pour y construire une résidence secondaire.

Pour la justice, Robert Boulin aurait craqué sous la pression médiatique, et se serait suicidé. Fin de l’histoire.

Sauf que : au fil des ans, les témoignages se sont accumulés, dénonçant les manquements de l’enquête, les omissions des médecins légistes, la disparition de scellés… Et, surtout, l’incohérence des faits.

Parmi ceux-ci, celui d’Hermann Stromberg, qui livrera son témoignage à l’Humanité en novembre 1988 ; Stromberg, une relation de Robert Boulin, qui affirme avoir eu rendez-vous avec Robert Boulin le 29 octobre 1979, devant la mairie à St Léger en Yvelines. Un rendez-vous auquel il se serait rendu, accompagné de Charles Bignon, un ancien député. Ils auraient accompagné Robert Boulin près d’un étang, en forêt de Rambouillet, où d’autres protagonistes les auraient retrouvés, dont Henri Tournet, le promoteur du fameux terrain de Ramatuelle, un certain Ernst Siegrist, décrit par Stromberg comme un mafieux lié à l’Opus Dei, et plusieurs policiers. Stromberg et Bignon auraient ensuite vu Robert Boulin s’enfoncer dans la forêt en compagnie de cet étrange aréopage, et n’en serait pas ressorti…

En 1990, Hermann Stromberg renouvelle son témoignage, cette fois ci devant la caméra d’Arnaud Hamelin, qui réalise pour Sunset Presse un documentaire sur Robert Boulin, diffusé par la 5. Extrait.


Stromberg dit-il la vérité ? Ment-il ? Ou brode-t-il autour d’une demi-vérité ? Sa version des faits semble accréditer la thèse de l’assassinat de Robert Boulin.

Mais qui aurait pu, et pourquoi, prendre le risque d’assassiner un ministre en exercice ? Trois anciens ministres, Alexandre Sanguinetti, Michel Jobert et Olivier Guichard, ont à plusieurs reprises confié leur conviction que Robert Boulin aurait été tué parce qu’il en savait trop sur le financement occulte du RPR, notamment par Saddam Hussein et Omar Bongo. Son assassinat aurait été organisé par le S.A.C., que dirigeait Charles Pasqua…

Une chose est sûre, cependant : le témoignage de Hermann Stromberg n’a jamais été sérieusement examiné par les autorités judiciaires, même après sa diffusion sur la 5.

mardi 25 août 2009

Rediffusion : vol 93, les nouveaux héros de l'Amérique (France 3)

Huit ans après les attentats du 11 septembre 2001, France 3 rediffuse un film de Thomas Johnson et Christophe Weber, produit par SUNSET Presse :

"Vol 93 : les nouveaux héros de l'Amérique."
France 3, lundi 7 septembre 2009, 22H00




Le 11 septembre 2001, le vol 93 New York - San Francisco de United Airlines est détourné par 4 pirates de l'air. Destination probable : Washington, peut-être la Maison Blanche. Mais l'avion n'atteindra jamais sa cible ; les passagers se révoltent, et tentent de reprendre le contrôle de l'appareil... Une révolte que leurs proches suivent, minute après minute, grâce à leurs téléphones portables. L'avion s'écrasera dans un champ, en Pennsylvanie, à 600 km de sa cible.
 
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